Taboulé rime avec fraîcheur

Le 19 juillet 2016


Ça y est, c’est l’été ! C’est même la canicule sur les bords de la Maine – et de la Loire -, ces derniers jours, et c’est donc le moment de parler taboulé. Et de vous proposer une recette ; parce qu’en matière de taboulé on trouve un peu de tout : le taboulé libanais d’origine  – avec une dominante persil – n’est pas celui du Maroc ; la graine utilisée est parfois du boulgour, d’autres fois de la semoule. Tantôt on y met du poulet, tantôt des crevettes… ou ni l’un ni l’autre. Alors je vous livre ici une recette, la mienne !

Pour moi et sans hésitation, l’ingrédient de base est la semoule. Fine de préférence, il faut Taboulé MCMcompter environ 400 g. pour 6 personnes. J’y ajoute de l’huile d’olive, le jus d’un demi pamplemousse et celui d’un citron. Pour la quantité d’huile d’olive, c’est un peu selon… En fait je n’en mets pas trop au début, et je goûte après 1 heure de macération, pour éventuellement rectifier et en ajouter un peu. Mais avant de laisser reposer, j’ajoute les ingrédients : environ six tomates (sans pulpe) coupées en tout petit; un morceau de concombre et un ou deux poivrons coupés eux aussi en tout petit. Et les morceaux d’un pamplemousse (les suprêmes, c’est à dire sans les petites peaux… ni les pépins d’ailleurs !), de l’oignon frais blanc, du sel et du poivre.

Et puis des herbes, beaucoup d’herbes, car ce sont elles qui donneront cette perception de fraîcheur : de la menthe et du persil plat, hachés assez grossièrement. J’y ajoute des raisins secs préalablement réhydratés, car leur petit goût sucré apporte une jolie nuance à la salade.

Après avoir bien mélangé le tout et laissé au repos une heure, au frais, je goûte. Et je rectifie : ajout d’un peu d’eau, d’huile ou de jus de citron si la structure reste sèche. Et de nouveau au frais pour encore une heure. Ensuite c’est tout bon. En entrée, en plat ou accompagnement de grillades, le taboulé est un plaisir estival !

L’accord gourmand : Si c’est en salade, sans accompagnement de viande, ce sera un vin blanc de Suisse, la cuvée Belles Filles. Et si le taboulé accompagne des grillades, le Rosé Transat constitue le partenaire idéal !

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Cerises façon apéro…

Le 5 juin 2016


Avec toute l’eau qui tombe actuellement du ciel et ce manque patent de soleil, je doute que les cerises soient cette année à la fois fermes, pleines de sucre et goûteuses, comme j’aime les manger. J’en ai trouvé cette fin de semaine chez un primeur de Reims – de la variété Burlat -, j’en ai goûté deux ou trois pour me rendre compte que c’était encore un peu tôt dans la saison, alors j’ai entrepris de les préparer façon piBurlat Cerise MCMckles, c’est à dire en condiments. Les pickles proviennent de la cuisine indienne et sont arrivés sur les tables françaises via la Grande-Bretagne. C’est simple à préparer, et cela vous permettra de manger des cerises pendant les mois d’automne, si vous êtes patients. Voici une proposition de recette : vous raccourcissez les queues d’un quart environ et vous les lavez puis les essuyez. Vous les mettez dans un ou plusieurs bocal(aux).Pickles cerise MCM

Puis vous préparez l’assaisonnement dans une casserole que vous porterez à ébullition : environ 70 cl de vinaigre de vin, 120 grammes de cassonade (du sucre pourra aussi faire l’affaire), et les épices. Et là vous pouvez vous lâcher, c’est ce que j’ai fait : de la cannelle, du thym et du laurier, du piment d’Espelette (ou mieux, un petit piment séché, mais je n’en avais pas sous la main…), des baies de genièvre et de coriandre grossièrement concassées (des baies roses, pourquoi pas ?), et puis j’ai ajouté de l’estragon frais. Après quelques minutes d’ébullition j’ai laissé refroidir le sirop, puis j’en ai recouvert les cerises disposées dans trois petits bocaux. Ceux-ci sont maintenant refermés, soigneusement rangés au fond d’un placard. Je les ouvrirai au minimum dans deux mois, pour accompagner les hors-d’oeuvre, en apéritif, ou encore avec un bon rôti de porc.

Accompagner mes pickles de cerises à l’apéritif, cela peut poser un problème : le condiment vinaigré peut facilement déranger un vin très fin et très élégant. Je suggérerais volontiers un Banyuls ou un Porto, mais aussi la cuvée Joÿ de Vivre, vin blanc légèrement sucré (un moelleux) provenant des Côtes de Gascogne. Et aussi Frénétique, un vin rosé pas trop sec. J’essaierai les deux, mais pas avant deux mois !