Sauge, tomates et Saint-Nectaire…

Le 16 mai 2016


On a tous et toutes nos spécialités en matière de tartes salées ; nos toquades pourrais-je dire, car si vous êtes comme moi, c’est assez cyclique. J’ai eu des périodes tarte à l’oignon, d’autres flamiche aux poireaux, par exemple. Là, et cela dure depuis quelques années, je fais une fixation sur les tomates. Ce week-end ce sont de magnifiques Marmande, sur l’étal du marché, qui m’ont gentiment fait de l’œil.

On Caviste à la Maison Blog Humeur Gourmande Tomate Marmande Coeur de Vénus Réserve PersonnelleTomate Marmande. Tarte tomate et Saint-Nectaire à la sauge, avant cuisson.

Cette variété de tomates de la région aquitaine (attention, on les confond parfois avec la variété Cœur de Bœuf) possède une chair dense qui la rend idéale pour la cuisson (tomates farcie par exemple). Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas les utiliser en salade, au contraire !  J’avais au frais une belle pâte feuilletée (une pâte brisée aurait aussi fait l’affaire), il m’a juste fallu acheter un beau morceau de Saint-Nectaire (le fromage). Pas besoin d’un Saint-Nectaire fermier, réservez-le plutôt pour la consommation « normale ». Un Saint-Nectaire de base (si tant est que cela existe) fera l’affaire, puisqu’il s’agit de le cuire. Vous tapissez le fond de pâte d’un peu de moutarde (pourquoi pas à l’ancienne ?), et vous couvrez ensuite de fines lamelles de fromage. Avant d’ajouter les tomates, vous aurez glissé quelques belles feuilles de sauge. Leur goût révélera parfaitement ceux du Saint-Nectaire et de la Marmande, et cela change du thym ou du basilic, lesquels peuvent cependant tout à fait convenir. Vous salez et poivrez, et le tout part au four pour une petite demi-heure de cuisson à 180°. Les amateurs d’huile d’olive en ajouteront un filet, juste 10′ avant la fin de la cuisson. Voici une tarte dont vous me direz des nouvelles !

Le vin pour accompagner ce plat va dépendre de votre humeur ! S’il fait soleil et que vous mangez dehors, un beau rosé fera l’affaire, pourquoi pas un rosé d’Anjou ? Mais un vin rouge saura aussi vous plaire, là encore un vin de Loire ou pourquoi pas, c’est ce que j’avais choisi, un Coteaux Bourguignons ?

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Une soudaine envie de rhubarbe

Le 6 octobre 2015


– J’ai trop envie de ta tarte à la rhubarbe ! me dit mon fils en ces moments de rentrée scolaire.
Persuadé que j’étais de n’avoir jamais vu de rhubarbe sur les étals de nos marchés si tard en saison, pour adoucir sa peine, j’ai fait des tartes… aux reines-claudes, aux quetsches, aux pommes et aux poires. Mais de rhubarbe, point.
Jusqu’au jour où…
Elles étaient là, qui m’attendaient, ces six tiges de rhubarbe perdues dans leur grande cagette.

rhubarbe

– Je suis désolé, je n’ai plus que ça. Et en plus, ce sont les dernières de la saison, il faudra attendre avril maintenant…
Je l’aurais embrassé, mon commerçant bio !
Je n’avais plus qu’à préparer ma pâte brisée maison (avec du beurre demi-sel, forcément), effiler et couper la rhubarbe en tronçons (je ne la précuis pas, je la fais juste macérer dans le sucre roux pendant que la pâte repose), sans oublier la petite crème versée sur la rhubarbe au moment d’enfourner et qui fera toute la différence : 20 cl de crème fraîche battue avec 2 cuillerées à soupe de farine, autant de sucre et, surtout, une petite cuillerée à café de cannelle en poudre. Trente minutes au four, à 200 °C… et le sourire jusqu’aux oreilles de mon fils quand il a su ce qui se préparait, ainsi que mon bonheur en le voyant se régaler, puis se resservir, et en reprendre pour le goûter !

Et côté vin pour les adultes ? La rhubarbe a une telle acidité qu’il n’est pas facile de lui trouver un partenaire intéressant : il faut un vin de caractère, frais, puissant et fruité, comme un floc de Gascogne rosé ; mais on l’appréciera aussi avec un vin moelleux, un montlouis, par exemple.