Parfum de fraises

Le 12 mai 2017


Les fraises ne sont jamais meilleures qu’en pleine saison. Et celle-ci venant justement de commencer, j’ai pu en trouver de très belles sur les étals des marchés, produites en France, auxquelles il n’a manqué qu’un peu de soleil pour les rendre plus goûteuses. Ce qui est parfait, justement, pour les préparer en tarte. Car alors le sablé leur apporte un complément dans la texture, et aussi de la sucrosité, tout comme l’ajout d’une préparation à base d’amande…

Vous préparez la pâte quelques heures avant la cuisson, de manière à la laisser reposer dans un endroit frais : 135 g de farine, 70 g de sucre et 55 g de beurre (salé, c’est meilleur !) ramolli, avec un œuf. Et le mieux c’est encore de malaxer tout cela à la main !

tarte fraises 3

Pour la crème d’amande, vous mélangez 40 g de beurre avec autant de sucre glace et autant de poudre d’amandes, ainsi qu’un œuf.

Une fois la pâte reposée, vous l’étalez dans un moule à tarte et l’envoyez au four (150°) pendant 20′. Ensuite vous l’en sortez, pour étaler uniformément la crème d’amande, et réexpédier le tour au four (190° cette fois) pendant 7′.

Vous disposerez les fraises (je les coupe en deux en général) avec soin lorsque le biscuit aura refroidi, et… je fais le pari que vous vous régalerez ! Faites attention à ce que les fraises soient bien juteuses et pas trop mûres, pour cela évitez les variétés telles la Mara des Bois, dont la texture est un peu trop farineuse.

Pour mettre en valeur toute la délicatesse du fruit, j’ai proposé un Crémant de Loire au nom de Quiproquo, mais si vous ne voulez pas de bulles, l’excellent et surprenant Joÿ de Vivre, vin moelleux de Gascogne sera le compagnon idéal de cette fin de repas !

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La rhubarbe, légume perdu au milieu du dessert

Le 4 juillet 2016


Eh oui ! la rhubarbe est bien un légume dont seules les tiges sont comestibles – si j’étais vous, je ne m’essaierais pas à goûter les feuilles, aussi toxiques que peuvent l’être certains champignons – et dont le nom latin évoque le terme « barbare »… Tout cela n’aide pas à se faire une réputation dans le milieu des desserts. D’autant plus que la partie mangeable de la tige est protégée, un peu à la manière des asperges, de fils et filaments qui, s’ils ne sont pas retirés, pourront gâcher le plaisir des gourmands. Ajoutez à cela que son astringence et son acidité découragent les palais – et les gencives – les plus sensibles…

Tarte biscuit rhubarbe Mon Caviste à la Maison

C’est en compote et confiture qu’elle est fréquemment cuisinée, et de plus en plus en crumble, accompagnée de pommes ou fraises qui atténuent ses saveurs les plus radicales, ou bien entendu en tarte. La recette que j’ai tentée ce week-end est justement à mi-chemin entre tarte et crumble, elle s’élabore à partir de vos biscuits préférés – petits-beurre, spéculoos, sablés… – que vous aurez mixés puis mélangés à du beurre salé – compter environ 200 g de biscuits pour la moitié de beurre -, avant de répartir ce mélange dans un plat ou un moule, et de tasser le tout avec une cuillère ou à la main. Auparavant j’avais épluché puis coupé en petits bâtonnets les tiges de rhubarbes – environTarte Rhubarbe sablée 800 g, soit 7 belles tiges -, puis les avais laissé confire au four – 20′ à 180° – en les saupoudrant de sucre – environ 120 g – et d’une solide pincée de cannelle. Tandis que la pâte reposait au réfrigérateur et que la rhubarbe en faisait de même, à l’air libre et sur du papier absorbant, j’ai fouetté environ 25 cl de crème fraîche en y incorporant deux cuillères à soupe de cassonade (vergeoise et sucre font aussi l’affaire) et une nouvelle pincée de cannelle.

J’ai ensuite, au moment de servir, réparti la crème sur la pâte, puis ajouté la rhubarbe encore tiède… Et nous nous sommes régalés ! Je me suis dit que la prochaine fois je remplacerai la cannelle par du gingembre râpé, lors de la cuisson de la rhubarbe. Vous en pensez quoi ?

Le choix du vin n’est pas aisé : on peut partir sur un Gewurztraminer, ou bien un rosé de Loire, un Cabernet d’Anjou ; finalement j’ai bifurqué vers les bulles d’un Crémant de Loire… Ça tombait bien, j’en avais justement une bouteille au frais !