Des oignons, en bonne compagnie !

Le 22 avril 2017


Tarte oignons cheddarL’un des plaisirs des régions françaises, c’est qu’on y revisite les tartes en fonction des produits et des ressources locales. Ainsi dans la région des Hauts de France peut-on goûter les fameuses tartes au Maroilles (du nom du fromage issu de la même ville, qui à la réputation d’être fort alors qu’il est à la fois puissant et plein de finesse…), les tartes ou flamiches aux poireaux, ou encore les tartes à l’oignon.

Concernant cette dernière, je vous propose de la revisiter de manière originale, en accompagnant la préparation à base d’oignons de petits lardons, de tomates cerises et… de Cheddar (vous savez, le fromage anglais !). C’est tout simple : vous faites « suer » environ 100 gr. de petits lardons (ou pourquoi pas de la pancetta, son équivalent italien), et vous ajoutez trois oignons émincés. Après une quinzaine de minutes à feu doux durant lesquelles vous aurez râpé environ 100 gr. de fromage (du Chester fera l’affaire si vous ne trouvez pas de Cheddar), vous ajoutez à la compotée (hors du feu) deux cuillères de crème fraîche, ledit cheddar, et un œuf battu. Et vous mélangez cette préparation, que vous allez ensuite étaler sur une pâte brisée (ou feuilletée). Il suffit d’ajouter ensuite quelques lamelles de Cheddar (environ 60 gr ?) une douzaine de tomates cerises coupées en deux, et un peu de thym pour parfumer le tout. Ensuite ça part au four à 180°, pour une petite de vingtaine de minutes. Le temps de préparer une belle salade verte et son assaisonnement ?

Et aussi de mettre au frais une bouteille de vin blanc pour dignement accompagner cette tarte. Pourquoi pas un vin blanc de Suisse, à base de cépages alsaciens (Sylvaner, riesling, pinot blanc), ou alors un vin d’Alsace justement ? Finalement j’ai opté pour un Côteaux du Giennois, un beau vin de Loire dont nous avons apprécié la fraicheur.

Tarte oignons cheddar tomate

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Chester + bière = welsh… vous connaissez ?

WelshLe 16 février 2016


De passage il y a peu dans la belle région boulonnaise (dans le Pas-de-Calais) j’ai redécouvert chez des amis le goût du welsh. J’ai rarement eu l’occasion de me délecter d’un bon welsh – un welsh rarebit dans la version longue et originale – lorsqu’il m’est arrivé d’en commander un dans une brasserie. Certains d’entre vous se demandent peut-être de quoi je parle, car il est vrai que si ce plat est connu dans le Nord de la France, principalement sur le littoral jusque Dieppe ou Le Havre, et en Flandres, peu de brasseries le mettent à la carte (même s’il m’est arrivé d’en trouver à Paris). Beaucoup d’établissements confondent welsh et croque-monsieur amélioré, servant un pain de mie banal avec une tranche de chester industriel fondu dans la bière et gratiné. Le pire c’est qu’il ajoutent dessus un œuf au plat (façon croque madame) et, comme si le tout n’était pas suffisamment calorique, des frites.

Ils ont tout faux. Le Welsh devient un savoureux plat dès lors qu’il est préparé comme il se doit. C’est à dire que le Chester (le Cheddar peut le remplacer) acheté chez le fromager doit fondre doucement avec une noisette de beurre, un peu de moutarde, de la sauce Worcester (il s’agit d’un plat anglo-saxon), une pincée de piment de cayenne doux et un verre de bière (de la blonde, selon votre goût). Il ne s’agit pas de noyer le fromage dans le houblon, mais de lui donner saveur et consistance. Lorsque la préparation est onctueuse, le jaune d’un ou deux œufs vient lui donner le liant souhaité (hors du feu).

Ladite préparation vient alors recouvrir des tranches de bon pain (de mie ou autre) passées préalablement au grille-pain. Le tout part dans le four, sous le grill, pour trois ou quatre minutes, le temps que le fromage se teinte légèrement, sans toutefois gratiner… C’est excellent accompagné d’une belle salade verte délicatement vinaigrée. Essayez, c’est au final la version bière de notre fondue savoyarde !

Ce plat est d’origine anglaise, ou plus vraisemblablement galloise (d’où son nom). Il est arrivé sur nos côtes de la Mer du Nord et de la Manche avec les marins anglo-saxons, qui ont trouvé dans les bars portuaires la bière nécessaire à sa préparation.

Pour un plat comme celui-là pas besoin d’avoir recours à mon Caviste préféré pour dénicher une bouteille de vin ; Une bière de caractère bien mousseuse fera l’affaire !