Une soudaine envie de rhubarbe

Le 6 octobre 2015


– J’ai trop envie de ta tarte à la rhubarbe ! me dit mon fils en ces moments de rentrée scolaire.
Persuadé que j’étais de n’avoir jamais vu de rhubarbe sur les étals de nos marchés si tard en saison, pour adoucir sa peine, j’ai fait des tartes… aux reines-claudes, aux quetsches, aux pommes et aux poires. Mais de rhubarbe, point.
Jusqu’au jour où…
Elles étaient là, qui m’attendaient, ces six tiges de rhubarbe perdues dans leur grande cagette.

rhubarbe

– Je suis désolé, je n’ai plus que ça. Et en plus, ce sont les dernières de la saison, il faudra attendre avril maintenant…
Je l’aurais embrassé, mon commerçant bio !
Je n’avais plus qu’à préparer ma pâte brisée maison (avec du beurre demi-sel, forcément), effiler et couper la rhubarbe en tronçons (je ne la précuis pas, je la fais juste macérer dans le sucre roux pendant que la pâte repose), sans oublier la petite crème versée sur la rhubarbe au moment d’enfourner et qui fera toute la différence : 20 cl de crème fraîche battue avec 2 cuillerées à soupe de farine, autant de sucre et, surtout, une petite cuillerée à café de cannelle en poudre. Trente minutes au four, à 200 °C… et le sourire jusqu’aux oreilles de mon fils quand il a su ce qui se préparait, ainsi que mon bonheur en le voyant se régaler, puis se resservir, et en reprendre pour le goûter !

Et côté vin pour les adultes ? La rhubarbe a une telle acidité qu’il n’est pas facile de lui trouver un partenaire intéressant : il faut un vin de caractère, frais, puissant et fruité, comme un floc de Gascogne rosé ; mais on l’appréciera aussi avec un vin moelleux, un montlouis, par exemple.

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