La pomme de terre façon corrézienne

Le 30 mars 2016


La pomme de terre est savoureuse dès lors qu’on l’accommode avec goût : on peut se régaler de belles frites bien dorées tout comme ces mêmes frites peuvent nous gâcher – non, le mot n’est pas trop fort – un repas lorsque leur cuisson est ratée ; mais c’est aussi la qualité de la pomme de terre ou celle de l’huile de cuisson qui peuvent être la cause de ce ratage.

Millassou pdt
Il existe maintes façons de préparer la pomme de terre en sortant des sentiers battus. C’est en parlant récemment avec un ami corrézien que je me suis souvenu du goût des galettes de pommes de terre préparées du côté de Tulle et qui portent le joli nom de Millassou.
Ce plat accompagne merveilleusement la moindre viande, que celle-ci soit blanche ou rouge, et peu importe que votre repas soit entre potes ou gastro. Et le millassou est juste excellent avec un plat de bonne charcuterie – et un bon verre de vin, mais j’y viendrai plus tard.
La pomme de terre – on en compte 3 par personne -, pelée et lavée, doit être râpée, comme on le ferait de carottes ou de céleri ; une fois allégée de son excédent d’eau, elle sera assaisonnée d’ail (modérément) et d’échalotes coupés finement, d’une bonne dose de persil frais, de sel et de poivre. Certains ajouteront quelques petits lardons pour colorer la préparation qui sera malaxée avec soin.
Ensuite, il suffit d’une solide dose de beurre dans une poêle, bientôt rejointe par la préparation à base de pomme de terre. Feu moyen puis plus doux, on tasse le tout pour que cela forme une galette épaisse d’un bon centimètre, et on laisse mijoter une vingtaine de minutes. Puis on retourne et on fait de même pour l’autre face. Sans hésiter à ajouter du beurre si besoin. Et éventuellement à couvrir. On peut varier en faisant des portions individuelles rondes. On sert chaud, ou pourquoi pas tiède. C’est réussi lorsque ça croustille légèrement sur les faces externes, et que l’intérieur est fondant.
Dernière chose, le vert de la salade s’harmonise très bien avec le millassou, et en même temps il vous donnera bonne conscience !

Le vin sera forcément rouge, et assez simple, après c’est affaire de goût. Pourquoi pas un vin du Beaujolais (un Fleurie…), mais un Sancerre rouge (Loire) pourra aussi faire l’affaire. En fait, tout dépendra de la viande que vous aurez choisi… et des convives autour de la table !

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Hallo-Wine

Cucurbitacées

Cucurbitacées – Hortomnales

 

 

 

 

 

 

 
Le 25 octobre 2015


Petit rituel maison, la décoration des citrouilles pour Halloween : les bien connues Jack O’Lantern.
Ce matin, direction Saint-Rémy-La-Varennes. C’est où ? Facile: à la sortie d’Angers prenez la direction de Saumur et longez La Loire (c’est magnifique), traversez à Saint Mathurin… et vous y êtes ! Se déroulent aujourd’hui les Hortomnales durant lesquelles pas moins de 550 variétés de cucurbitacées sont présentées au public. Couleurs, formes, dimensions, goûts… je n’imaginais pas une telle diversité. D’un coté les courges décoratives avec un atelier pour les évider et leur donner une allure terrifiante, et au milieu du Prieuré, celles à la vente. Là encore, le choix et l’embarras. Des fiches détaillent leurs caractères et les usages possibles. Bien que les températures soient encore très douces, je visualise déjà un velouté agrémenté de croûtons au parmesan servi à l’intérieur de la citrouille. Hummmm !
J’en trouve une autre à la chair ferme et orangée qui me servira pour réaliser des frites. Celle-là est légèrement sucrée, elle ira dans mon dessert, un flan de courge vanillé. On dirait bien que je suis partie pour un menu complet autour de ce légume.
Chouette, il y a également un marché de légumes oubliés. Je me note de vous en parler une prochaine fois, pour le moment c’est popote.

Choix difficile pour le vin… au final, nous dégusterons un vin du beaujolais: un Fleurie.